ETJ : les étudiants de la 6ème promotion apprennent le traitement audio numérique des sons
Durant deux semaines, les étudiants de la sixième promotion en journalisme apprennent le traitement audio numérique de sons. Encadré par leur formateur Ernest Muhero, dans la salle de formations de l’Ecole Technique de Journalisme, ils sont en mesure de monter des émissions, des spots,…
Le programme de formations à l’ETJ prévoit le cours de traitement audio numérique des sons pour une durée de 18heures. Les étudiants apprennent à installer le logiciel adobe audition le plus utilisé avant qu’ils ne débutent avec les différentes fonctionnalités de ce logiciel. Une fois les séances théoriques terminées, ils passent à la pratique. Il s’agit ici de traiter le son d’abord en mono piste avant de le mixer en multipiste.
Marie Ziraje, étudiante est satisfaite. Elle fait savoir qu’elle ne comprenait pas comment à la radio une personne parlait en français et au même moment une autre traduisait ce qu’il disait. Elle affirme être capable de monter une émission. « J’ai toujours été passionnée par le journalisme. Ce cours de traitement m’a encore donné le gout du journalisme. Maintenant je suis à mesure de mixer plusieurs voix et produire une émissions », se félicite Marie.
Pour sa part, Justine Riziki, malvoyante se dit ne pas comprendre comment elle pourra se tenir dans le traitement de son car elle ne sait pas voir et il n’existe aucun ordinateur en braille au sud Kivu. Pour l’apaiser, le formateur lui fait comprendre qu’elle a tous les atouts pour devenir un bon journaliste. Il lui a demandé de se faire assisté par ses collègues pour le traitement. Suite à ces orientations du formateur, Justine Reste optimiste. « Etant donné que je connais utiliser le dictaphone et j’ai une bonne audition, je pourrais auditionner mes sons et identifier ce qui est plus important et demander aux confrères de traiter les sons à ma place », explique-t-elle.
Après avoir terminé, le montage d’un magazine avec ses étudiants, le formateur Ernest Muhero se dit satisfait de l’intérêt et du courage dont ils ont fait montre tout long du module. Il leur a demandé de toujours s’exercer car, dit-il, il leur a donné peu comme une main, ils doivent donc s’auto former pour qu’ils maitrisent long comme le bras. Le module se terminé sous les acclamations des étudiants.